Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qui aide réellement pendant les journées chaudes : de l'eau partout, un endroit frais où se coucher, des promenades déplacées aux heures fraîches et quelques protections pour les pattes et les trajets. Elle signale aussi ce qui ne sert à rien ou fait du tort, comme la tonte d'un chien à double poil. Les signes d'alerte et les premiers gestes sont rappelés plus bas ; au moindre doute, c'est un vétérinaire qu'il faut appeler, pas une liste d'achats.
L'eau d'abord, et à plusieurs endroits
En été, un chien boit nettement plus qu'en hiver, et il ne doit jamais tomber sur une gamelle vide. Prévoyez au moins deux points d'eau dans le logement, dont un dans la pièce où il passe ses journées, et un troisième à l'ombre si vous avez un jardin. Changez l'eau matin et soir : tiède et chargée de poussière, elle est boudée. Quelques glaçons dans la gamelle ne posent pas de problème à un chien en bonne santé et l'incitent souvent à boire. En promenade, emportez une gourde à abreuvoir et proposez à boire toutes les quinze à vingt minutes, par petites quantités, plutôt qu'une grande rasade au retour. Méfiez-vous des mares et des étangs en été : certaines eaux chaudes et stagnantes se couvrent d'algues toxiques pour les chiens. Au bord de la mer, le chien avale de l'eau salée en jouant dans les vagues ; l'eau douce de la gourde sert aussi à compenser.
Promener aux bonnes heures et vérifier le sol
Le plus efficace ne coûte rien : décaler les sorties. Par forte chaleur, promenez le chien tôt le matin et tard le soir, quand le sol a eu le temps de refroidir ; en milieu de journée, contentez-vous d'une sortie hygiénique courte, à l'ombre. Le bitume, les pavés sombres et le sable sec deviennent au soleil bien plus chauds que l'air et peuvent brûler les coussinets. Le test est simple : posez le dos de votre main sur le sol pendant sept secondes ; si vous ne pouvez pas la laisser, c'est trop chaud pour ses pattes. Choisissez l'herbe, les chemins de terre et les sous-bois. Les chaussons protègent en ville quand le trottoir est inévitable, mais ils demandent un apprentissage progressif, à commencer bien avant l'été. Renoncez aussi à la balle, au vélo et au footing avec le chien pendant les pics de chaleur : l'effort fait monter sa température bien plus vite que la vôtre.
Une maison fraîche et un bon endroit où se coucher
Chez vous, fermez volets et fenêtres côté soleil pendant la journée et aérez la nuit : le chien profite de la même fraîcheur que vous. Il cherchera de lui-même le carrelage de la salle de bains ou de l'entrée ; laissez-lui l'accès plutôt que de le cantonner à un panier moelleux qui garde la chaleur. Un tapis rafraîchissant au gel, posé à l'ombre, offre une surface fraîche sans électricité. Un thermomètre dans la pièce où il reste seul vous dit si elle devient une étuve l'après-midi. Au jardin, l'ombre doit exister à toute heure : elle tourne avec le soleil, et une niche exposée devient un four. Une piscine pour chien peu profonde, à l'ombre, fait le bonheur de ceux qui aiment l'eau ; videz-la chaque soir. Pour rafraîchir le chien, mouillez le ventre, l'intérieur des cuisses et les pattes plutôt que de le couvrir d'une serviette mouillée, qui finit par garder la chaleur.
Le pelage : brosser plutôt que tondre
Tondre un chien à double poil pour l'été est une fausse bonne idée. Chez le berger, le husky, le golden, le spitz ou le border collie, le poil de couverture fait écran au soleil, et le sous-poil, une fois débarrassé du duvet mort, laisse circuler l'air. Tondu ras, le chien perd cette protection, s'expose aux coups de soleil et voit parfois son poil repousser de façon irrégulière pendant des mois. La bonne réponse est le brossage : pendant la mue de printemps et au début de l'été, passez un outil de démêlage du sous-poil une à deux fois par semaine, quelques minutes, pour retirer la bourre qui étouffe. Les chiens dont le poil pousse en continu, caniches, bichons ou yorkshires, peuvent être raccourcis chez le toiletteur, sans aller jusqu'à la peau. Pour les zones peu couvertes, truffe rose ou ventre clair, demandez conseil à votre vétérinaire avant d'appliquer un produit.
Voiture et coup de chaleur : ce qu'il ne faut jamais faire
Ne laissez jamais un chien seul dans une voiture en été, même cinq minutes, même à l'ombre, même vitres entrouvertes : l'habitacle atteint en peu de temps des températures mortelles. Aucun accessoire, ventilateur solaire ou pare-soleil, n'y change rien. Pour les trajets, roulez aux heures fraîches, climatisation ou aération en marche, pare-soleil sur les vitres arrière, et arrêtez-vous régulièrement pour le faire boire à l'ombre. Retenez les signes d'un coup de chaleur : halètement intense et bruyant, langue et gencives très rouges ou violacées, bave épaisse, démarche chancelante, vomissements, abattement. Dans ce cas, mettez le chien à l'ombre, mouillez-le à l'eau fraîche mais pas glacée, surtout le ventre et les pattes, proposez-lui à boire sans le forcer et appelez immédiatement un vétérinaire : c'est une urgence, même si le chien semble aller mieux.