Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page vous aide à choisir le bon support, puis liste ce qui l'accompagne, en quatre niveaux : ce qu'il faut pour rouler en règle, ce qui rend le transport plus sûr, ce qui le rend plus confortable, et ce qu'on achète souvent pour rien. Le point qui change tout depuis quelques années, ce sont les vélos électriques : à 22 à 28 kg pièce, ils éliminent d'emblée plusieurs types de porte-vélos.
Attelage, toit ou hayon : partir de votre voiture
Si votre voiture a un attelage, le porte-vélos plateforme posé sur la boule est le choix le plus simple : les vélos se chargent à hauteur de hanche, ne touchent pas la carrosserie, et la consommation augmente moins qu'avec des vélos sur le toit. Sans attelage, deux voies. Le toit demande des barres adaptées à votre modèle et un porte-vélo par vélo ; il garde le coffre libre mais oblige à soulever chaque vélo au-dessus de sa tête, et ajoute environ un mètre de hauteur. Le hayon est la solution la moins chère, mais elle ne convient qu'aux voitures listées par le fabricant, à un hayon en tôle et à des vélos légers ; elle masque presque toujours les feux. Pour un seul vélo et un court trajet, le coffre reste souvent la meilleure option : roue avant démontée, sièges arrière rabattus, une protection au fond.
Vélos électriques : le poids décide
Un vélo électrique pèse le plus souvent entre 22 et 28 kg, contre 12 à 15 kg pour un vélo classique. Le porte-vélo de toit accepte rarement plus de 20 kg par vélo, et le hayon rarement plus de 45 kg au total : pour deux vélos électriques, il reste en pratique la plateforme d'attelage. Vérifiez alors deux chiffres. La charge maximale du porte-vélos, qui doit couvrir le poids de vos vélos. Et la charge verticale admise par l'attelage, lue sur sa plaque ou dans la notice de la voiture, qui doit couvrir le poids du support plus celui des vélos. Retirez la batterie et, si possible, l'écran avant de charger : le vélo s'allège de 3 kg environ, et la batterie voyage dans l'habitacle, calée et à l'abri de la chaleur. Une rampe de chargement évite de soulever 25 kg deux fois par jour.
Plaque, feux et visibilité
Le code de la route demande que la plaque d'immatriculation et les feux arrière restent visibles et lisibles. Dès que les vélos ou le support les masquent, il faut une plaque supplémentaire homologuée reproduisant exactement l'immatriculation de la voiture, et une rampe d'éclairage qui reprend feux, stops et clignotants. Les plateformes d'attelage intègrent la rampe et le support de plaque ; il reste à acheter la plaque. Un porte-vélos de hayon masque presque toujours les feux, et une rampe ne se branche que sur une prise d'attelage : sans attelage, c'est un sérieux argument pour le toit. Branchez tout avant de partir et faites le tour des feux à deux. Attention aussi aux prises : beaucoup de voitures ont 7 broches, les porte-vélos récents 13, et un adaptateur règle la question.
Charger, serrer, vérifier en route
Placez le vélo le plus lourd au plus près de la voiture, alternez le sens des guidons pour qu'ils ne se touchent pas, et retirez tout ce qui peut s'envoler ou se perdre : sacoches, bidons, compteur, pompe, siège enfant. Serrez les bras sur le cadre sans écraser les câbles, puis les sangles des roues. Après une vingtaine de kilomètres, arrêtez-vous pour tout resserrer : les fixations se tassent au début. Recommencez à chaque pause. Respectez la vitesse maximale indiquée dans la notice du porte-vélos, qui peut être inférieure aux limitations. Sur le toit, collez un rappel de hauteur sur le tableau de bord : parking souterrain, portique de station de lavage et garage sont la première cause de casse. Enfin, avec des vélos derrière, la voiture freine plus long et la visibilité arrière diminue : laissez plus de distance.