Nos conseils
À savoir avant de commander
Tout dépend d'une question simple : d'où viennent les regards, d'en face, d'en bas ou d'en haut, et à quels moments de la journée. Cette page vous aide à choisir la bonne protection pour chaque fenêtre, à mesurer juste et à poser proprement. Elle signale aussi les achats qui déçoivent le plus souvent, le film miroir en tête, et ce qu'il faut vérifier avant de fixer quoi que ce soit sur un balcon.
D'abord repérer d'où viennent les regards
Avant d'acheter, asseyez-vous là où vous passez du temps, canapé, table, bureau, et regardez ce que vous voyez de l'extérieur. Si vous voyez des fenêtres, ces fenêtres vous voient. Trois situations reviennent. Au rez-de-chaussée ou au premier étage sur rue, les regards arrivent par le bas de la vitre : il suffit de masquer la moitié inférieure, avec un film dépoli, un brise-bise ou un store plissé qui se descend par le haut. Face à un immeuble à la même hauteur, c'est toute la vitre qui est exposée : un voilage clair ou un store jour et nuit brouille la vue sur toute la hauteur tout en laissant passer le jour. Depuis un étage plus haut, les regards plongent dans la pièce : pensez à protéger le haut aussi. Notez enfin à quelle heure le vis-à-vis vous gêne. Le soir, lampes allumées, votre intérieur devient une vitrine, et la solution doit tenir aussi de nuit.
Le film dépoli : la solution qui marche jour et nuit
Un film dépoli électrostatique se pose à l'eau savonneuse, sans colle, et se retire sans trace : c'est la solution la plus sûre en location pour une salle de bains, une porte vitrée ou le bas d'une fenêtre sur rue. Il brouille les formes dans les deux sens, de jour comme de nuit, et laisse passer presque toute la lumière. Pour la pose, nettoyez la vitre à fond, y compris les angles, puis vaporisez généreusement de l'eau additionnée d'une goutte de liquide vaisselle, sur la vitre et sur la face du film dont on retire la protection. Positionnez, chassez l'eau du centre vers les bords avec une raclette à bord feutre, puis recoupez au cutter le long du joint avec une lame neuve. Les petites bulles laiteuses disparaissent en quelques jours en séchant. Un conseil : coupez le film deux ou trois centimètres plus grand que la vitre, jamais à la mesure exacte.
Voilages et stores : garder la lumière du jour
Un voilage clair suffit contre la plupart des vis-à-vis de jour : le côté le plus éclairé ne voit pas au travers. Prenez-le une fois et demie à deux fois plus large que la fenêtre, pour qu'il ondule, et posez-le sur une tringle extensible dans l'embrasure si vous ne pouvez pas percer. Le soir, un voilage devient transparent dès que la lampe est allumée : c'est là qu'un store jour et nuit, à bandes alternées, ou un store plissé haut-bas prend le relais. Le store haut-bas a un avantage net face au vis-à-vis : on place la partie opaque exactement à hauteur des regards et l'on garde le ciel visible au-dessus. Les modèles à pinces se fixent sur l'ouvrant sans percer, mais vérifiez l'épaisseur du cadre et que la fenêtre ferme encore une fois le store en place. Évitez les stores et rideaux occultants dans une pièce de vie : ils règlent le vis-à-vis en supprimant le jour.
Balcon et terrasse : ce que le règlement autorise
Sur un balcon, la solution habituelle est un brise-vue en toile attaché au garde-corps, ou un écran de plantes grimpantes dans un grand bac. Mais tout ce qui se voit depuis la rue touche à l'aspect de la façade, et beaucoup de règlements de copropriété l'encadrent : couleur imposée, hauteur maximale, ou interdiction pure et simple. Un bail peut aussi l'interdire. Avant d'acheter, relisez le règlement ou posez la question au syndic ou au propriétaire, sinon vous risquez de devoir tout démonter. Préférez une toile ajourée à une toile pleine : elle laisse passer l'air et fait moins voile, ce qui ménage les fixations par grand vent. Les plantes demandent plus de patience mais posent rarement problème en copropriété et vieillissent bien. Si le vis-à-vis vient d'une fenêtre ou d'un balcon créé récemment chez un voisin très près de la limite, le Code civil fixe des distances minimales, en principe 1,90 m pour une vue droite et 0,60 m pour une vue oblique, comptées depuis la limite séparative ; leur application se discute avec un professionnel du droit.