Nos conseils
À savoir avant de commander
Les gares ont plus d'escaliers que d'ascenseurs, les trains à grande vitesse limitent les gros bagages, et l'on se déchausse souvent, au temple, au ryokan ou dans certains restaurants. Cette page liste ce qu'il vaut la peine d'emporter depuis la France, avec des dimensions et des caractéristiques précises, et ce qu'il vaut mieux laisser à la maison parce qu'on le trouve partout sur place ou parce qu'il gêne. Elle convient à un séjour de dix jours à trois semaines, au printemps comme à une autre saison.
Prises type A et 100 volts : ce qui se branche, ce qui reste
Au Japon, les prises sont du type A : deux fiches plates parallèles, comme en Amérique du Nord, souvent sans prise de terre. Une fiche française ne rentre pas : il faut un adaptateur. Un modèle universel à fiches coulissantes fait l'affaire, à condition de vérifier qu'il propose bien les deux fiches plates ; les ports USB intégrés évitent de monopoliser la seule prise de la chambre. Le courant est en 100 volts, contre 230 en France. Les chargeurs de téléphone, d'ordinateur et d'appareil photo acceptent presque tous de 100 à 240 volts, ce qui est écrit en petit sur le bloc : ceux-là fonctionnent sans problème. Les appareils chauffants prévus pour le 230 volts, sèche-cheveux, lisseur, bouilloire de voyage, chauffent mal ou pas du tout, et un transformateur pèse lourd pour un usage rare. Laissez-les : hôtels et ryokans fournissent presque toujours le nécessaire.
Bagages : pensez escaliers, consignes et Shinkansen
Le train est le moyen le plus pratique pour aller de Tokyo à Kyoto ou Osaka, et c'est lui qui dicte la taille du bagage. Sur les principales lignes de Shinkansen, un bagage dont la somme des trois dimensions dépasse 160 centimètres impose de réserver une place avec espace dédié, faute de quoi des frais peuvent s'ajouter ; au-delà de 250 centimètres, il n'est pas accepté. Les consignes automatiques des gares, très pratiques pour visiter avant de rejoindre l'hôtel, accueillent mal les grandes valises. Et dans les gares de métro, les escaliers restent nombreux aux heures de pointe. Une valise moyenne de 65 centimètres, ou un sac à dos de voyage d'environ 40 litres, suffit pour deux semaines si vous comptez faire une lessive : laveries automatiques et machines d'hôtel sont courantes. Pour les longs trajets, un service de transport de bagages d'hôtel à hôtel existe dans tout le pays, à un prix raisonnable.
Marcher quinze kilomètres par jour, et se déchausser souvent
Entre les gares, les quartiers et les sanctuaires, une journée de visite dépasse facilement quinze kilomètres, avec des escaliers de temple et des allées de gravier. Les chaussures décident donc du voyage : des baskets de marche amorties, déjà portées plusieurs semaines avant de partir, jamais neuves. Elles doivent aussi s'enlever et se remettre vite. Au ryokan, dans de nombreux temples, dans certains restaurants et dans les cabines d'essayage, on se déchausse, parfois plusieurs fois par jour. Des lacets élastiques transforment une paire de baskets en chaussures qu'on enfile sans se baisser ni refaire de nœud devant une file d'attente. Pensez aussi aux chaussettes : elles se voient dès qu'on se déchausse, choisissez-les propres, sans trou, et emportez-en une paire par jour. Des pansements pour ampoules dans le sac de la journée ne sont jamais de trop.
Printemps, saison des pluies, été humide : le climat décide du sac
La floraison des cerisiers a lieu en général entre fin mars et début avril à Tokyo et Kyoto, avec des matinées fraîches, des après-midi doux et des averses : prévoyez des couches légères à superposer et une veste imperméable respirante. De juin à mi-juillet, la saison des pluies apporte une humidité constante. En juillet et en août, il fait chaud et très humide, souvent plus de 30 °C : vêtements amples en tissu qui sèche vite, casquette, gourde et petite serviette pour s'éponger. La fin de l'été et le début de l'automne sont la période des typhons, qui peuvent décaler un train ou un vol ; gardez un peu de souplesse dans le programme. L'automne est doux et sec, l'hiver froid mais souvent ensoleillé sur la côte Pacifique. Dans tous les cas, les supérettes vendent parapluies, crème solaire et petits accessoires de dépannage à chaque coin de rue.
Les petites habitudes qui changent la liste
Le paiement par carte progresse, mais de nombreux petits commerces, temples et restaurants ne prennent encore que le liquide, et les pièces s'accumulent vite : un porte-monnaie à part évite de les éparpiller. Les poubelles publiques sont rares dans les rues ; on garde ses déchets dans un petit sac jusqu'à l'hôtel ou jusqu'à la poubelle d'une supérette. Dans beaucoup de toilettes publiques, il n'y a ni essuie-mains ni séchoir, d'où l'habitude japonaise de la petite serviette de poche. Le pourboire n'est pas pratiqué. Pour les médicaments, soyez prudent : certains produits en vente libre en France, notamment des décongestionnants contenant de la pseudoéphédrine, sont interdits ou limités à l'entrée au Japon, et une quantité correspondant à plus d'un mois de traitement peut demander une démarche préalable. Vérifiez auprès de l'ambassade du Japon avant de partir et gardez chaque médicament dans sa boîte d'origine, avec l'ordonnance.