Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page vous dit quoi acheter, dans quel ordre, et avec quels critères, selon que vous grimpez en bloc, sur des murs bas au-dessus de tapis, ou en voie, encordé. Elle signale aussi ce qui n'a pas sa place au début, du crash pad à la poutre d'entraînement, et les règles qui changent d'une salle à l'autre, notamment pour la magnésie.
Bloc ou voie : ce que chaque pratique demande
Le bloc se grimpe sur des murs de trois à quatre mètres et demi, sans corde, au-dessus d'épais tapis de réception : on fait des passages courts, on tombe, on recommence. Il demande seulement des chaussons et de la magnésie, et se pratique seul. La voie se grimpe sur des murs plus hauts, encordé : un partenaire vous assure depuis le sol, et vous l'assurez à votre tour. Il faut alors un baudrier, un système d'assurage et un mousqueton à verrouillage, que la plupart des salles prêtent ou louent au début. Le baudrier n'a donc aucune utilité si vous ne faites que du bloc. Un bon moyen de choisir est de faire quelques séances de chaque avant d'acheter quoi que ce soit, en louant les chaussons à l'accueil. Beaucoup de grimpeurs commencent par le bloc, plus accessible sans partenaire, puis passent aux voies.
Les chaussons : la bonne pointure, sans souffrir
Un vieux conseil veut que les chaussons d'escalade fassent mal : c'est la cause principale des abandons. Un chausson de débutant doit être ajusté, orteils au bout, à plat ou très légèrement repliés, talon bien tenu, mais porté une heure sans douleur. Choisissez un modèle plat, peu cambré, à scratch, qui s'enlève vite entre deux passages pour laisser respirer le pied. Les pointures varient beaucoup d'une marque à l'autre, souvent d'une demi à une taille et demie sous votre pointure de ville : essayez, en fin de journée, quand le pied a un peu gonflé. Les chaussons en cuir se détendent un peu à l'usage, ceux en synthétique beaucoup moins. Un chausson trop petit vous fera grimper crispé et lâcher les séances. Les modèles très cambrés et asymétriques sont faits pour des passages difficiles en dévers et viendront plus tard, si vous en avez l'usage.
Magnésie et brosse : les règles de la salle
La magnésie sèche la transpiration et améliore l'adhérence. En salle, la poudre libre qui vole à chaque plongée de la main dans le sac est de moins en moins bien acceptée, pour la qualité de l'air : beaucoup de salles demandent une boule de magnésie, qui dose la poudre sans nuage, et certaines la fournissent. La magnésie liquide, qui sèche sur les mains en quelques secondes, est souvent appréciée ; d'autres salles refusent en revanche les produits contenant de la résine, qui encrassent les prises. Les règles changent d'une salle à l'autre : demandez à l'accueil avant d'acheter. Une petite brosse à poils souples accrochée au sac à magnésie sert à nettoyer une prise avant de la saisir et après son passage, par égard pour les grimpeurs suivants. Évitez les brosses métalliques, qui abîment les prises.
Assurer et grimper en voie : apprendre avant d'acheter
Assurer un partenaire engage sa sécurité : cela s'apprend avec un moniteur, lors d'une séance d'initiation ou d'un cycle encadré, pas en regardant une vidéo. La plupart des salles vérifient d'ailleurs l'autonomie d'un grimpeur, nœud d'encordement et manipulation du système d'assurage, avant de le laisser grimper en voie sans encadrement. Tant que vous apprenez, utilisez le matériel prêté par la salle, qui connaît ses cordes et ses appareils. Quand vous grimpez régulièrement, un baudrier à vous, bien réglé, devient plus confortable qu'un modèle de location. Choisissez-le avec des tours de cuisses réglables et vérifiez qu'il porte la norme européenne des baudriers, EN 12277. Achetez le système d'assurage et le mousqueton ensemble, compatibles avec les diamètres de corde de votre salle. Un équipement de sécurité ne s'achète pas d'occasion quand on ne connaît pas son histoire.