Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qui sert vraiment pour des sorties de 10 à 20 kilomètres sur des sentiers balisés, en plaine, en forêt ou en moyenne montagne, avec les tailles et les critères qui comptent. Les besoins sont classés en quatre niveaux, d'indispensable à inutile, et les objets que l'on regrette souvent d'avoir achetés sont signalés avec la raison.
Les chaussures d'abord, et jamais neuves le jour J
Si vous ne deviez soigner qu'un poste, ce serait celui-là. Une chaussure de randonnée mi-montante, à semelle crantée, tient la cheville sur les pierres qui roulent et accroche dans la terre humide ; une basket de ville glisse dès la première descente. Achetez-la en fin de journée, quand le pied a gonflé, et essayez-la avec les chaussettes que vous porterez : il doit rester un doigt entre les orteils et le bout, sinon les ongles cognent à chaque pas en descente. Faites-la ensuite vivre avant la vraie sortie : quelques jours en ville, une ou deux balades d'une heure. Une chaussure portée pour la première fois sur 15 kilomètres est la cause la plus courante des ampoules qui gâchent une journée. Côté chaussettes, oubliez le coton, qui garde l'humidité et frotte : un mélange de laine et de synthétique, renforcé au talon, change réellement le confort à partir du dixième kilomètre.
Trois couches plutôt qu'un gros manteau
En randonnée, on a chaud en montée, froid à la pause, et parfois les deux dans la même heure. La réponse tient en trois couches que l'on superpose. Contre la peau, un tee-shirt technique qui évacue la transpiration : le coton reste mouillé et glace le dos dès qu'on s'arrête. Par-dessus, une polaire légère, que l'on enfile au sommet et que l'on retire dans la montée suivante. Enfin, une veste imperméable et respirante, qui arrête la pluie et le vent : c'est elle qu'on est tenté de laisser à la maison sous un ciel bleu, et c'est elle qui manque quand l'orage éclate en milieu d'après-midi. Ajoutez un pantalon de randonnée léger plutôt qu'un jean, lourd et froid une fois mouillé. Le principe vaut en toute saison : au printemps, on part souvent à 8 degrés et on pique-nique à 20.
Un sac de 20 litres bien réglé
Pour une journée, 20 à 30 litres suffisent : de l'eau, le pique-nique, la polaire, la veste, la trousse de secours et une frontale. Plus grand, le sac invite à tout emporter et pèse sur les épaules dès le déjeuner. Ce qui compte, c'est la ceinture ventrale : c'est elle qui fait porter le poids par les hanches, alors qu'un sac sans ceinture tire sur la nuque et balance à chaque pas. Réglez-le chargé, avant de partir : ceinture serrée sur le haut des hanches, bretelles ajustées ensuite, sangle de poitrine en dernier. Comptez environ un litre et demi d'eau par personne pour une demi-journée d'été, davantage par forte chaleur, et ne comptez pas sur les sources, dont l'eau n'est pas toujours potable. Rangez en haut ce qui doit sortir vite : veste, crème solaire, pansements.
Les petites choses qui évitent les grosses galères
La plupart des ennuis d'une randonnée à la journée sont banals : une ampoule, un retard qui fait finir à la nuit tombée, une tique, un coup de soleil sous un ciel voilé. Une trousse de secours compacte, une boîte de pansements pour ampoules à poser dès que ça chauffe, une lampe frontale et une couverture de survie pèsent à eux tous quelques centaines de grammes. Au retour d'une sortie en forêt ou dans les hautes herbes, inspectez-vous de la tête aux pieds et retirez les tiques avec un tire-tique, sans produit. Avant de partir, dites à quelqu'un où vous allez et à quelle heure vous pensez rentrer, regardez la météo du secteur la veille et le matin, et fixez-vous une heure de demi-tour. Le téléphone chargé reste le premier outil de sécurité : en cas d'urgence, le 112 fonctionne partout dans l'Union européenne.