Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste l'équipement nécessaire pour une sortie à la journée sur un itinéraire balisé, classé en quatre niveaux : indispensable, utile, confort, et ce qu'on achète souvent pour rien, notamment dans le rayon ski. Beaucoup de vêtements de randonnée d'été servent aussi l'hiver, et les raquettes se louent facilement pour commencer.
Choisir ses raquettes : votre poids d'abord, la neige ensuite
Une raquette se choisit d'abord d'après le poids qu'elle doit porter : le vôtre, habillé, avec le sac. Chaque modèle indique une charge maximale ; au-delà, vous vous enfoncez et chaque pas devient pénible. C'est l'erreur la plus fréquente, souvent commise en prenant la plus petite taille pour gagner en maniabilité. Pour une neige fraîche et profonde, prenez plus grand ; pour des sentiers damés ou une neige tassée, un modèle compact suffit. Vérifiez la présence d'une cale de montée relevable sous le talon, qui soulage beaucoup les mollets en montée, de griffes métalliques sous le pied et sur les bords pour la neige dure, et d'une fixation qui se serre avec des gants et accepte vos chaussures. Pour deux ou trois sorties par hiver, la location en station ou en magasin de sport coûte peu et permet d'essayer plusieurs modèles avant d'acheter.
S'habiller pour l'effort et pour la pause
En raquettes, on a chaud en montée et froid dès qu'on s'arrête. Tout le secret est dans les couches qu'on ajoute et qu'on retire. Contre la peau, un sous-vêtement technique qui évacue la transpiration, jamais de coton qui reste mouillé et refroidit. Par-dessus, une polaire, puis une veste imperméable et respirante qui coupe le vent et la neige. Aux jambes, un pantalon de randonnée déperlant sur un collant technique suffit, avec des guêtres qui empêchent la neige d'entrer dans les chaussures. Les chaussures, justement, doivent être imperméables et tenir la cheville : des baskets ou des chaussures en toile sont trempées en une demi-heure. Gardez dans le sac une couche chaude pour la pause, une paire de gants de rechange et un bonnet. Partez légèrement couvert : si vous avez chaud au départ, vous transpirerez au bout de dix minutes.
Rester sur les itinéraires balisés, et savoir renoncer
La neige cache des risques qu'on ne voit pas en été, le premier étant l'avalanche. Pour débuter, restez sur les itinéraires raquettes balisés et entretenus, proposés par les stations et les offices de tourisme, et renseignez-vous sur leur ouverture le jour même. Consultez le bulletin d'estimation du risque d'avalanche publié par Météo-France pour le massif, ainsi que la météo. Sortir de ces itinéraires, même pour une pente qui paraît douce, demande un détecteur de victimes d'avalanche, une pelle et une sonde, une formation à leur usage et une vraie connaissance de la neige ; à défaut, partez avec un accompagnateur en moyenne montagne. Prévenez quelqu'un de votre itinéraire et de votre heure de retour. En plein hiver, la nuit tombe vers 17 heures : fixez-vous une heure de demi-tour. En cas d'accident, composez le 112.
Une première sortie à sa mesure
La marche en raquettes s'apprend en quelques minutes : on écarte un peu les pieds pour ne pas marcher sur l'autre raquette, et on garde un pas naturel. En montée, relevez la cale et plantez les griffes de l'avant ; en descente, basculez légèrement le poids vers l'arrière et appuyez sur les talons, bâtons plantés devant. Pour une première fois, choisissez une boucle de deux à trois heures avec un dénivelé modeste, quelques centaines de mètres au plus : en neige fraîche, on avance souvent deux fois moins vite qu'en été. Réglez les bâtons un peu plus courts qu'en randonnée d'été et vissez-y des rondelles larges. Emportez à boire chaud, à manger, une frontale même pour une sortie courte, et une couverture de survie. Avec des enfants, raccourcissez encore et prévoyez des pauses régulières : ils se refroidissent plus vite que les adultes.