Nos conseils
À savoir avant de commander
Des couches qui s'ajoutent et s'enlèvent, une vraie veste contre la pluie et le vent, des chaussures qui tiennent sur un sentier côtier mouillé, et de quoi se baigner dans une eau fraîche. Cette page liste ce qu'il faut pour une semaine sur la côte bretonne, et plus largement sur la Manche et l'Atlantique, classé en quatre niveaux, avec une fourchette de prix pour chaque besoin et les achats que les vacanciers regrettent le plus souvent.
Trois couches plutôt qu'une valise d'été
Même en juillet, une soirée sur la côte nord passe facilement sous les 15 °C dès que le vent se lève. La méthode qui marche est celle des randonneurs. Un t-shirt près du corps, synthétique ou en laine, qui sèche vite. Une polaire par-dessus, que vous enlevez au soleil et remettez à l'ombre d'une falaise. Une veste imperméable et respirante à capuche, qui coupe la pluie et surtout le vent, lequel refroidit bien plus que l'averse elle-même. Avec ces trois couches, une journée entière se passe sans repasser par la location. Le ciré traditionnel en toile enduite reste parfait sur un quai, un bateau ou à la pêche à pied, mais il ne respire pas : en montée sur le sentier, vous serez mouillé de l'intérieur. Gardez aussi un bonnet léger au fond du sac pour les soirées sur une pointe et les sorties en mer, même en août, et un surpantalon si vous comptez marcher par tous les temps.
Le GR34 et les sentiers côtiers : les pieds d'abord
L'ancien sentier des douaniers, devenu GR34, fait le tour de la Bretagne par la côte sur plus de 2 000 kilomètres. On le parcourt surtout par tronçons de quelques heures, et c'est là que beaucoup découvrent que des baskets de ville ne suffisent pas. Le chemin passe sur l'herbe trempée de rosée, des marches de granit, de la boue après la pluie et des rochers glissants. Une chaussure de randonnée basse à membrane imperméable et à semelle crantée couvre tous ces cas, tout en restant assez légère pour la journée. Des chaussettes en laine limitent les ampoules et restent chaudes même humides. Dans la lande et les hautes herbes, les tiques sont présentes : un tire-tique dans le sac et un coup d'œil sur les jambes le soir suffisent. Près du bord, le vent pousse fort : restez sur le tracé, loin des falaises, et ne coupez pas à travers la végétation, fragile.
Se baigner dans une eau à 17 °C
L'eau bretonne tourne autour de 16 à 19 °C au cœur de l'été, un peu plus dans le Morbihan et le sud du Finistère, un peu moins sur la côte nord. On s'y baigne très bien, à condition d'être équipé. Une combinaison courte en néoprène de 2 à 3 mm garde le tronc au chaud et fait passer une baignade de cinq minutes à une demi-heure, pour les enfants comme pour les adultes frileux. En sortant, le vent fait grelotter : un poncho en éponge à capuche permet de se changer sur la plage et de se réchauffer en même temps. Les chaussures aquatiques protègent des rochers, des coquilles coupantes et des vives, petits poissons enfouis dans le sable dont la piqûre est très douloureuse. Consultez les horaires de marée, baignez-vous dans les zones surveillées et méfiez-vous des courants, forts dans les passes et à l'entrée des abers.
La pêche à pied, règlement en poche
Aux grandes marées, des familles entières descendent sur l'estran avec un seau. C'est une activité encadrée : chaque espèce a une taille minimale, les quantités sont limitées par personne, certains outils sont interdits selon les secteurs, et des gisements ferment temporairement pour raison sanitaire. Ces règles sont fixées par arrêté et changent d'un département ou d'un site à l'autre : lisez les panneaux à l'accès de la plage et le site de la préfecture avant de partir. Une réglette de mesure évite de rapporter des coquillages trop petits, et une petite griffe suffit pour les coques et les palourdes. Surveillez l'heure de la marée montante, qui revient plus vite qu'on ne le croit sur les grandes étendues plates, et gardez les chaussures aquatiques aux pieds. Remettez enfin chaque pierre retournée dans son sens : tout un petit monde vit dessous.
Ce qui ne résiste pas au vent
Les regrets des vacanciers ont souvent la même cause : le vent. Le parapluie pliant, même vendu comme anti-retournement, se tord à la première rafale sur la côte et occupe la main dont vous avez besoin pour tenir un enfant ou l'appareil photo ; une capuche bien réglée fait mieux. Le parasol planté dans le sable s'envole et peut blesser quelqu'un ; sur une plage exposée, c'est le vent qui gêne plus que le soleil, et un paravent en toile sur piquets abrite davantage. Le poncho jetable se déchire en quelques minutes dès qu'il claque. La grande bouée à chevaucher, enfin, part au large par vent de terre bien plus vite qu'on ne nage. N'oubliez pas pour autant la crème solaire et les lunettes : sous un ciel voilé et une brise fraîche, on ne sent pas le soleil, et les coups de soleil du premier jour sont un grand classique.