Nos conseils
À savoir avant de commander
La valise se construit donc autour de couches qu'on enlève et qu'on remet dans la journée, pas autour d'un gros manteau. Cette page liste ce qu'il faut pour un voyage de une à deux semaines, souvent en voiture autour de l'île : les vêtements imperméables qui comptent vraiment, les chaussures, ce qu'il faut pour les piscines et les sources chaudes, et le masque de sommeil qui sauve les nuits claires de juin et juillet. Elle signale aussi ce qui ne sert à rien là-bas, du parapluie à l'adaptateur de prise.
Trois couches plutôt qu'un gros manteau
Le principe est simple : une couche contre la peau qui évacue la transpiration, une couche chaude, une couche qui arrête le vent et la pluie. Sous-vêtement technique en synthétique ou en laine mérinos, jamais en coton, qui reste mouillé et refroidit au premier arrêt. Par-dessus, une polaire ou une doudoune légère. Enfin, une veste imperméable à capuche et coutures étanchées, et un surpantalon qu'on enfile en une minute quand la pluie arrive de côté. Avec ces trois épaisseurs, vous couvrez une matinée à huit degrés venteuse au bord d'un glacier comme un après-midi doux dans un fjord : on ajoute ou on retire une couche, on ne se change pas. Prévoyez deux ensembles de sous-vêtements pour en laver un pendant que l'autre sert, et gardez la polaire à portée de main dans le sac, même par beau temps : sur les sites côtiers et les falaises, le vent se lève sans prévenir. Un bonnet, un tour de cou et des gants fins se glissent dans une poche et changent tout face au vent.
Des chaussures qui gardent les pieds au sec
Les sentiers islandais mêlent graviers volcaniques, herbe mouillée, boue et passages rocheux. Des baskets en toile s'y trempent dès la première cascade : l'embrun de certaines chutes arrose tout le chemin qui passe à proximité ou derrière elles. Une chaussure de randonnée mi-montante imperméable tient la cheville sur les pierres et garde le pied sec toute la journée. Faites-la avant le départ : une chaussure neuve portée dix heures de suite le premier jour donne des ampoules. Les chaussettes en laine gardent la chaleur même humides et sentent moins que le synthétique au bout de plusieurs jours ; deux lots de deux paires permettent d'en faire sécher une pendant la nuit. Pour la voiture et les soirées, une paire de chaussures légères suffit. Les randonnées sur glacier demandent des crampons et un guide : le matériel est fourni par l'agence, inutile de l'acheter.
Piscines et sources chaudes : ce qu'il faut dans le sac
Les bains chauds font partie du voyage : piscines municipales chauffées par la géothermie dans presque chaque village, lagons aménagés, sources naturelles au bout d'un sentier. N'oubliez pas le maillot de bain, et ajoutez une serviette microfibre, qui sèche dans la voiture en une heure au lieu de rester humide dans le coffre, un sac étanche zippé pour le maillot mouillé et des tongs pour les vestiaires et les abords du bassin. Dans les piscines islandaises, une douche savonnée sans maillot avant d'entrer dans l'eau est la règle, souvent rappelée par des affiches et parfois surveillée : c'est normal et personne ne s'en formalise. L'eau de certaines sources contient du soufre ou de la silice qui peuvent ternir les bijoux en argent et dessécher les cheveux ; laissez les bijoux dans la voiture. Pour les sources naturelles, informez-vous sur la température de l'eau avant d'entrer : certaines sont trop chaudes pour se baigner.
Nuits claires en été, aurores en fin de saison
De la fin mai à la fin juillet, la nuit ne tombe presque pas : il fait clair à minuit et le soleil se lève très tôt. Les rideaux des guesthouses et des chambres d'hôtes ne sont pas toujours occultants, et dormir en voiture ou en van sous cette lumière est difficile. Un masque de sommeil occultant est l'objet le plus rentable de la valise, avec des bouchons d'oreille si vous dormez en dortoir. Les aurores boréales, elles, demandent un ciel vraiment noir : il n'y en a pas de visible au cœur de l'été, et les chances reviennent à partir de la fin août ou de septembre, par nuit dégagée et loin des lumières. Si votre voyage tombe à cette période, une lampe frontale avec mode rouge aide à marcher dehors la nuit sans perdre sa vision nocturne. Les lunettes de soleil servent davantage qu'on ne le croit : le soleil reste bas sur l'horizon pendant de longues heures et se reflète sur l'eau et les névés.
La voiture de location comme camp de base
La plupart des voyageurs font le tour de l'île par la route 1, la « ring road », sur une à deux semaines. La voiture devient une base : sac à dos de la journée prêt sur la banquette, vêtements de pluie à portée, gourde remplie au robinet, car l'eau du robinet islandaise est excellente et une bouteille achetée coûte cher. Un support de téléphone et un chargeur allume-cigare évitent de tenir le GPS sur les genoux. Hors des zones habitées, le réseau mobile peut manquer : téléchargez vos cartes hors ligne, et une carte papier permet de repérer les stations-service, parfois espacées. Les pistes des hautes terres, marquées d'un F, ne sont ouvertes qu'en été et interdites aux véhicules qui ne sont pas des 4x4 ; le contrat de location peut ajouter ses propres exclusions, comme les gués : lisez-le avant de vous y engager. Le vent peut arracher une portière ouverte d'un coup : tenez-la toujours à deux mains en sortant. Consultez chaque matin les sites officiels de la météo et de l'état des routes.