Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour un voyage au Québec et plus largement au Canada, villes et grands espaces compris. Les indispensables valent en toute saison ; les besoins utiles sont regroupés par saison, pour que vous preniez le lot hiver ou le lot insectes selon vos dates. Les budgets sont indicatifs, et le dernier niveau réunit ce que beaucoup emportent pour rien.
La base de toute saison : couches, marche et prise électrique
Quelle que soit la date, le temps québécois change vite, et la méthode des couches reste la bonne : un haut respirant, une polaire, une veste imperméable à capuche par-dessus. En été, cette veste sert pour l'averse et les sorties en bateau ; en hiver, elle se porte sous une parka ou la remplace selon le froid. Côté chaussures, prévoyez une paire de marche imperméable et mi-montante : chemins de parcs nationaux boueux au printemps, sentiers mouillés à l'automne, gadoue salée en ville en fin d'hiver. Pensez aussi à l'électricité : le Canada utilise, comme les États-Unis, des prises à fiches plates de type A et B, en 120 V, où une fiche française n'entre pas. Un adaptateur universel à ports USB règle la question pour les téléphones, les ordinateurs et les appareils photo, dont les chargeurs acceptent presque tous 100 à 240 V. Un sèche-cheveux ou un lisseur prévu pour 230 V fonctionnera mal, en revanche : beaucoup d'hôtels en prêtent un.
L'hiver québécois : s'habiller pour le grand froid
Entre décembre et mars, le froid québécois n'a rien à voir avec un hiver français. À Montréal comme à Québec, les températures passent régulièrement sous les -15 °C, et le vent fait ressentir bien plus froid : les bulletins météo locaux affichent d'ailleurs une température ressentie, dite refroidissement éolien, à regarder avant de sortir. Si vous partez à cette période, considérez les deux lots hiver de cette page comme indispensables. Une parka longue à capuche qui couvre le bas du dos, des sous-vêtements techniques, des bottes fourrées prévues pour le grand froid avec une semelle épaisse, et des moufles plutôt que des gants, puisque les doigts réunis se réchauffent entre eux. Bonnet et tour de cou protègent les oreilles et le visage, les premiers touchés par les engelures. Les trottoirs glacés causent chaque hiver de nombreuses chutes : des crampons à enfiler sur les chaussures changent la marche en ville. Les intérieurs, eux, sont bien chauffés : habillez-vous en couches que vous retirez en entrant.
L'été et le début de l'automne : moustiques et mouches noires
Dès la fonte des neiges, les forêts et les lacs du Québec et du Canada se peuplent d'insectes piqueurs. Les mouches noires sont surtout présentes de la fin du printemps au début de l'été, autour de mai et juin, puis les moustiques prennent le relais une bonne partie de l'été, en particulier au crépuscule et près de l'eau. En ville, on s'en aperçoit à peine ; en randonnée, en canot ou au chalet, ils peuvent gâcher une journée. Trois objets suffisent : un répulsif cutané, appliqué en respectant l'étiquette, surtout pour les enfants, une chemise légère à manches longues de couleur claire, et une moustiquaire de tête, qui coûte quelques euros et change tout quand les mouches noires tournent autour du visage. L'automne, de la mi-septembre à la mi-octobre environ selon les régions, est plus tranquille côté insectes ; les matins sont frais, et une doudoune légère compressible complète bien la polaire.
Sur la route et dans les grands espaces
Le Canada se parcourt souvent en voiture, et les distances trompent : de Montréal à Tadoussac, comptez environ cinq heures de route, et bien davantage pour la Gaspésie. Un support de téléphone fixé au tableau de bord et une batterie externe pour la journée évitent de se retrouver sans carte au milieu d'une zone où le réseau mobile disparaît. En hiver, les voitures de tourisme immatriculées au Québec doivent rouler en pneus d'hiver pendant la saison froide, et les loueurs les fournissent : les chaînes n'ont pas leur place dans la valise. Pour les baleines du Saint-Laurent, visibles environ de juin à octobre, et pour l'observation des animaux dans les parcs, des jumelles 8x42 font la différence, depuis le rivage comme depuis un bateau. Pensez enfin aux formalités : pour un vol vers le Canada, la plupart des voyageurs français doivent obtenir une autorisation de voyage électronique avant le départ. Vérifiez les conditions à jour sur le site officiel du gouvernement canadien.