Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste ce qu'il faut pour deux ou trois jours de visite dans une ville européenne, avec les critères qui comptent et un budget honnête. Indispensable : ce qui gâche le séjour s'il manque. Utile : ce qui dépend de la destination ou du trajet. Confort : les petits plus. Inutile : ce qui finit au fond du sac sans jamais servir.
Vingt mille pas : tout se joue aux pieds
Une journée de visite fait facilement quinze à vingt kilomètres, sur des pavés romains disjoints, des calçadas lisboètes glissantes à la moindre pluie, des escaliers de métro et des sols de musée en marbre. Le premier piège est la paire neuve achetée pour l'occasion : elle frotte dès le premier après-midi, et une ampoule au talon le samedi rend le dimanche pénible. Partez avec des baskets déjà portées sur plusieurs longues marches, amorties, avec une semelle qui accroche. Ajoutez des chaussettes techniques sans couture plutôt que du coton qui se gorge de transpiration, et glissez quelques pansements hydrocolloïdes dans le sac : posés dès que la peau chauffe, avant la cloque, ils sauvent la journée. Si le bagage le permet, une seconde paire pour le soir laisse le pied respirer. Et prévoyez des pauses assises toutes les deux heures : un café en terrasse fait aussi partie de la visite.
Pickpockets : les lieux, les moments, les bons réflexes
Les vols à la tire se concentrent là où la foule vous presse : lignes de métro qui desservent les monuments, gares, files d'attente, marchés et places très fréquentées. Le geste est rapide et discret, souvent pendant qu'une autre personne détourne votre attention. Un sac dont les fermetures sont plaquées contre le dos décourage la main qui passe ; dans une rame bondée, portez-le quand même devant vous. Ne laissez pas le téléphone sur une table de terrasse, même une seconde : un cordon en bandoulière le garde attaché à vous. Répartissez l'argent et les moyens de paiement à deux endroits, une carte sur vous, une autre à l'hébergement, et gardez une photo de votre pièce d'identité dans le téléphone. En cas de vol, faites opposition tout de suite, puis déclarez-le à la police locale : le récépissé vous sera demandé par la banque et par l'assurance.
Batterie, câble et prise : garder le téléphone en vie
Plan, billets de musée, traduction, photos : en ville, le téléphone travaille sans arrêt et se vide souvent avant la fin de l'après-midi. Une batterie externe de 20 000 mAh le recharge plusieurs fois et tient un week-end entier sans passer par une prise. En avion, elle voyage obligatoirement en cabine, jamais dans un bagage en soute. Côté prises, la fiche française se branche sans adaptateur en Espagne, au Portugal, en Allemagne, en Belgique ou aux Pays-Bas. Il en faut un au Royaume-Uni, en Irlande et à Malte, où les prises sont à trois broches plates, ainsi qu'en Suisse, où la plupart des fiches françaises ne rentrent pas. En Italie, les prises murales acceptent souvent les chargeurs plats, pas toujours les fiches rondes épaisses. Enfin, vérifiez votre forfait : l'itinérance est incluse dans l'Union européenne, mais le Royaume-Uni et la Suisse en sont exclus chez beaucoup d'opérateurs.
Voyager léger en avion pour deux ou trois nuits
Sur les tarifs de base des compagnies à bas prix, seul un petit sac glissé sous le siège est compris. Pour un week-end, il suffit, à condition de porter dans l'avion la tenue la plus encombrante, veste et chaussures de marche comprises. Au contrôle, les liquides, gels et crèmes voyagent en flacons de 100 ml au plus, réunis dans une trousse transparente d'environ un litre. Certains aéroports équipés de nouveaux scanners assouplissent cette règle, mais ne comptez pas dessus pour le retour : préparez-vous toujours à la limite de 100 ml. Une gourde souple passe vide et se remplit ensuite aux fontaines publiques, nombreuses à Rome ou à Paris. Dans un hôtel de centre-ville, la rue reste animée tard et les chambres donnent souvent sur une cour bruyante : des bouchons d'oreilles pèsent quelques grammes et protègent votre nuit.