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À savoir avant de commander
Dans une bonne partie des cas, déplacer la box d'un mètre et la sortir du meuble règle le problème pour zéro euro. Viennent ensuite les solutions, par ordre de coût et d'efficacité : un câble Ethernet, le CPL, un kit mesh, le répéteur. Les besoins sont classés en quatre niveaux, et la section « inutile » liste les objets vendus comme des remèdes miracles qui ne changent rien à un mur porteur.
Mesurer, avant d'acheter
Un test de débit sur un téléphone, répété pièce par pièce, vaut tous les avis lus en ligne. Commencez à côté de la box et notez le résultat : c'est votre référence. S'il est déjà très en dessous de votre offre, le problème n'est pas la couverture mais la ligne, la box ou l'abonnement, et cela se règle par un appel à l'opérateur, pas par un achat. Refaites ensuite la mesure dans la pièce qui pose problème, au même endroit, à deux moments différents de la journée. Notez aussi ce qu'affiche votre téléphone dans les réglages Wi-Fi : la plupart indiquent la bande utilisée ou la vitesse de liaison. Trois cas se distinguent. Le signal est annoncé comme bon mais le débit s'effondre : vous êtes probablement sur une bande saturée par le voisinage. Le signal chute d'une pièce à l'autre : ce sont les murs. Tout est lent partout, y compris en câble à côté de la box : c'est la ligne. Chacun appelle une réponse différente, et un seul des trois se règle en achetant du matériel Wi-Fi.
Déplacer la box : la première chose à essayer
Une box diffuse dans toutes les directions et son signal traverse mal ce qui est dense. Posée au sol, derrière un téléviseur, dans un meuble fermé ou contre un radiateur, elle perd une partie de sa portée avant même de sortir de la pièce. Remontez-la à hauteur de table ou sur une étagère, dégagée, le plus au centre du logement possible, à distance d'un miroir, d'une grande surface métallique, d'un aquarium et du four à micro-ondes. Sur deux niveaux, un point haut du rez-de-chaussée couvre bien mieux l'étage qu'un coin de salon au ras du sol. La contrainte est le câble : la fibre arrive à un endroit précis, le cordon qui relie la box est court, et il ne se rallonge pas comme un câble Ethernet. Une fibre ne se plie pas et casse net quand on tire dessus, donc pas d'improvisation de ce côté. Si la box ne peut pas bouger, retenez que la suite consiste à emmener le réseau ailleurs, par câble de préférence, plutôt qu'à faire crier plus fort un appareil déjà réglé au maximum.
2,4 ou 5 GHz : ce que change la bande
Les box diffusent sur deux bandes. Le 2,4 GHz traverse mieux les murs et porte plus loin, mais il est lent et très encombré : dans un immeuble, des dizaines de réseaux se partagent les mêmes canaux, sans compter le Bluetooth et le four à micro-ondes. Le 5 GHz est beaucoup plus rapide et bien moins encombré, mais il s'arrête sur un mur porteur ou une dalle en béton. D'où la situation classique : excellent dans le salon, absent à l'étage. La plupart des box diffusent un seul nom de réseau pour les deux bandes et choisissent à votre place, parfois mal : un téléphone accroché au 5 GHz avec une barre de signal s'y accroche souvent au lieu de basculer. Donner deux noms différents aux deux bandes, depuis l'interface de la box, permet de choisir à la main et de comparer pièce par pièce. C'est gratuit, réversible, et cela vous dit tout de suite si un équipement supplémentaire est nécessaire ou si un simple réglage suffit.
Les solutions, de la moins chère à la plus efficace
Dans l'ordre. Un câble Ethernet d'abord, quand l'appareil qui souffre ne bouge jamais : télévision, console, ordinateur fixe. Quinze mètres de câble plat le long d'une plinthe coûtent une dizaine d'euros et donnent un débit qu'aucune solution sans fil n'atteint. Le CPL ensuite, qui fait passer le réseau par les fils électriques : compter cinquante à cent dix euros, très correct sur une installation récente, décevant sur un tableau ancien avec de multiples dérivations, et inopérant entre deux compteurs différents. Le kit mesh après cela, la réponse la plus complète : deux bornes qui forment un seul réseau et se passent la main quand vous vous déplacez avec un téléphone. Le répéteur enfin, le moins cher et le plus décevant, parce qu'il ne retransmet que ce qu'il reçoit et partage son temps entre les deux liaisons. La combinaison la plus efficace reste presque toujours la même : un câble ou un CPL pour monter à l'étage, et une borne mesh ou un point d'accès branché au bout.
Demandez d'abord à votre opérateur
Avant de commander quoi que ce soit, appelez votre opérateur ou ouvrez votre espace client. Selon les offres, les opérateurs français proposent leurs propres répéteurs ou bornes Wi-Fi : inclus dans certains abonnements, loués quelques euros par mois dans d'autres, parfois prêtés le temps d'un essai. L'intérêt est double : le matériel est prévu pour dialoguer avec votre box, et si le résultat ne convient pas, vous le rendez. Le même appel permet de vérifier le débit réellement souscrit, l'état de la ligne, et d'obtenir le remplacement d'une box ancienne dont le Wi-Fi date parfois de dix ans. Demandez aussi s'il est possible d'y désactiver le Wi-Fi ou de la passer en mode pont : c'est ce qui vous permettra plus tard d'ajouter un kit mesh sans faire cohabiter deux réseaux concurrents. Ces démarches ne coûtent rien et changent parfois complètement le diagnostic.