Nos conseils
À savoir avant de commander
Le montage prend une demi-journée ; ce qui fait qu'il dure dix ans ou deux saisons se décide avant : le bois, la protection de ses parois, le grillage du fond et la façon de le remplir. Cette page liste les fournitures pour un carré de 120 x 120 cm, avec les dimensions et les spécifications qui comptent, une fourchette de prix pour chacune, et les achats qu'on regrette. Le printemps est la bonne saison : monté en mars ou en avril, le bac a le temps de se tasser avant les plantations de mai.
Le bon format et le bon bois
Un carré de 120 cm de côté est la mesure de référence : on atteint le centre depuis chaque bord sans jamais marcher dans la terre, ce qui la tasserait. Si le bac longe un mur ou une clôture, limitez sa profondeur à 60 ou 80 cm. En hauteur, 30 à 40 cm suffisent sur un sol cultivable, les racines descendant ensuite dans la terre du jardin ; montez à 60 ou 80 cm seulement sur une cour, ou pour jardiner sans vous baisser. Côté bois, cherchez du douglas ou du mélèze, deux essences naturellement durables dehors, en planches de 25 à 30 mm d'épaisseur au minimum. Plus fines, elles gonflent sous la poussée de la terre mouillée et les angles s'ouvrent dès le deuxième été. Laissez le bois brut à l'intérieur ; une huile de lin peut nourrir la face extérieure si vous tenez à sa couleur. Installez le bac en plein soleil, six heures par jour au moins, et près d'un point d'eau.
Le fond et les parois : là où tout se joue
Avant de poser le cadre, tondez l'herbe au ras et retournez les mottes, ou couvrez-les de cartons bruns sans adhésif ni impression : ils étouffent le gazon et disparaissent en une saison. Déroulez ensuite le grillage anti-taupes à plat sur tout le fond, relevez-le de 5 à 10 cm le long des planches et agrafez-le : une seule fente dans un angle suffit à un campagnol. Ne posez ni bâche ni toile au fond, l'eau doit s'écouler et les vers de terre remonter. Sur les parois intérieures, agrafez un film à excroissances, bosses contre le bois : la terre humide ne touche plus les planches et l'air circule derrière. C'est ce qui permet à un bois non traité de tenir de longues années. Arrêtez le film 2 cm sous le bord pour qu'on ne le voie pas. Vérifiez enfin l'assise au niveau à bulle : sur un bac bancal, l'eau d'arrosage file toujours du même côté.
Remplir en couches, pas seulement avec du terreau
Un carré de 120 x 120 x 30 cm contient environ 430 litres. Le remplir entièrement de terreau en sac coûte cher et donne un mauvais résultat : le terreau perd une bonne part de son volume dès la première année et s'épuise vite. La méthode dite en lasagnes garnit le bas avec ce que le jardin fournit gratuitement : 10 cm de branchages et de tiges sèches pour drainer, puis des feuilles mortes, de la tonte séchée et des épluchures crues. Au-dessus viennent au moins 20 cm de terre à cultiver : environ deux tiers de terre végétale, celle du jardin si elle est bonne, et un tiers de fumier composté, bien mélangés, puis quelques centimètres de terreau potager en surface pour les semis. Pour un bac de cette taille dont le fond est garni de matières du jardin, comptez quatre sacs de terre végétale, deux de fumier et deux de terreau. Arrosez copieusement, laissez reposer deux semaines, complétez ce qui s'est tassé, puis paillez avant de planter.
Que planter la première année
Un carré de 120 cm se divise souvent en neuf cases de 40 cm, marquées par une ficelle ou de fines lattes. La première année, restez sur des cultures qui pardonnent : salades, radis, blettes, oignons blancs, haricots nains, et un ou deux pieds de tomates ou une courgette côté nord, pour ne pas faire d'ombre au reste. Une courgette occupe à elle seule deux cases : ne la mettez pas au centre. Aromatiques et fleurs comme la capucine ou le souci trouvent leur place dans les angles. Un bac surélevé sèche plus vite que la pleine terre : en été, arrosez au pied, le soir ou tôt le matin, et gardez une couche de paillage de 5 cm. Chaque automne, ajoutez quelques centimètres de compost ou de fumier composté sur le dessus, sans retourner la terre : le volume perdu se reconstitue et le sol reste vivant.