Nos conseils
À savoir avant de commander
Le matériel est donc précis, peu nombreux et peu coûteux, à condition de ne pas se tromper sur l'essentiel : des bâtons spécifiques avec gantelets, à la bonne longueur, et des patins pour le bitume. Cette page liste ce qu'il faut pour commencer seul ou en club et marcher toute l'année. Les besoins sont classés en quatre niveaux. Indispensable : pour la première sortie. Utile : pour l'hiver et les fins de journée. Confort : pour suivre ses progrès et récupérer. Inutile : ce qu'on achète à tort, avec la raison. Si vous reprenez une activité après une longue pause ou avec un souci de santé, parlez-en d'abord à votre médecin.
Pourquoi des bâtons de randonnée ne conviennent pas
La différence tient dans la main. Un bâton de randonnée se tient serré, la dragonne sert d'appui, et il se plante devant soi pour soulager les genoux en descente. En marche nordique, le bâton se plante en arrière, à peu près à hauteur du pied opposé, et l'on pousse dessus jusqu'à ce que la main s'ouvre derrière la hanche. Ce geste n'est possible qu'avec un gantelet, une sorte de demi-gant fixé au bâton, qui le retient pendant que la main se relâche puis le ramène vers l'avant. Avec une dragonne de randonnée, la main reste crispée, le bâton traîne ou part de travers, et l'on fatigue ses épaules sans en tirer de bénéfice. Les bâtons télescopiques de randonnée à trois brins, conçus pour se raccourcir et se ranger, ont aussi tendance à se rétracter sous une poussée répétée. Si vous en avez déjà, gardez-les pour la montagne et prenez une paire dédiée : à 40 ou 60 euros, des bâtons d'entrée de gamme avec gantelets clipsables font très bien l'affaire.
Calculer la bonne taille de bâton
La règle courante est simple : votre taille en centimètres multipliée par 0,68, arrondie aux 5 cm inférieurs. Pour 1,60 m, le calcul donne 108, donc des bâtons de 105 cm ; pour 1,75 m, 119, donc 115 cm ; pour 1,85 m, 125 cm. Vérifiez debout, le bâton tenu verticalement près du pied : le coude doit former un angle droit ou légèrement plus ouvert. Les débutants et ceux qui marchent surtout en terrain vallonné gagnent à rester en bas de la fourchette ; un marcheur sportif sur le plat peut monter d'une taille. Entre deux longueurs, prenez la plus courte : un bâton trop long fait remonter les épaules et oblige à le planter trop en avant, ce qui casse la poussée. Les bâtons de longueur fixe, d'un seul brin, sont plus légers, plus rigides et ne se dérèglent jamais. Les modèles réglables en deux brins conviennent si vous partagez les bâtons ou si vous hésitez sur la taille, à condition que le blocage soit fiable.
Pointes et patins : adapter l'embout au terrain
Le bâton de marche nordique porte une pointe en carbure, faite pour accrocher la terre, les chemins et l'herbe. Sur le bitume, les trottoirs et les voies vertes goudronnées, cette pointe glisse, claque à chaque pas et renvoie les vibrations dans les coudes : il faut y emboîter un patin en caoutchouc, en forme de petit chausson incliné, la pointe tournée vers l'arrière. C'est l'oubli classique des premières sorties en ville. Les patins s'usent vite sur l'asphalte ; quand le caoutchouc est lisse ou que la pointe métallique commence à apparaître, ils ne protègent plus, d'où l'intérêt d'avoir une paire d'avance. Sur un parcours qui alterne chemin et route, gardez les patins dans une poche et changez-les en quelques secondes : sur l'herbe mouillée ou la boue, la pointe nue accroche nettement mieux. Avant de commander des patins de rechange, vérifiez qu'ils correspondent au diamètre de vos bâtons, indiqué dans la fiche du fabricant.
S'habiller pour marcher toute l'année
La marche nordique se pratique à allure soutenue : on a froid au départ et chaud au bout de dix minutes. La bonne tenue se compose donc de couches qu'on enlève, pas d'un gros manteau. Un t-shirt respirant en synthétique ou en laine, jamais en coton qui reste mouillé, une veste coupe-vent légère, et en hiver un collant ou un pantalon souple avec une polaire fine si besoin. Pour les pieds, des chaussures basses de randonnée ou de trail, souples à l'avant pour bien dérouler le pas, avec des chaussettes sans coutures. Les mains méritent une attention particulière : elles restent une heure dans les gantelets, exposées au vent, et des sous-gants fins glissés dessous suffisent jusqu'à quelques degrés. De novembre à février, beaucoup de sorties commencent ou finissent à la nuit tombée : un gilet réfléchissant et une lampe frontale deviennent alors nécessaires dès que le parcours longe une route.