Nos conseils
À savoir avant de commander
Cette page liste le matériel pour un trek d'été en France, en montagne ou en moyenne montagne, sur des sentiers balisés : le sac, le couchage, la cuisine, l'eau, les vêtements et les soins, avec pour chacun ce qu'il faut regarder pour rester léger sans avoir froid. Les besoins sont classés en quatre niveaux, de l'indispensable à ce qui reste à la maison, et chaque fiche donne une fourchette de prix pour un matériel correct. Les itinéraires très engagés, la haute montagne et l'hiver demandent un équipement et une préparation qui dépassent cette liste.
Le poids du sac, votre premier choix de matériel
La plupart des treks gâchés le sont par un sac trop lourd : épaules sciées, genoux douloureux dans les descentes, étapes raccourcies. Une règle souvent citée recommande de ne pas porter plus d'environ un cinquième de son poids, eau et nourriture comprises ; pour beaucoup de marcheurs, cela représente 10 à 14 kg au départ. Le gros du poids tient dans trois objets, la tente, le sac de couchage et le matelas : c'est là que quelques centaines de grammes gagnés comptent vraiment, bien plus que sur une cuillère. Pesez tout avant de partir, étalez-le sur le sol et retirez ce qui fait double emploi : deux polaires, trois tee-shirts, une trousse de toilette complète. Réglez ensuite le sac chargé pour que la ceinture porte l'essentiel sur les hanches, et marchez une demi-journée avec, à la maison, pour vérifier qu'il ne frotte nulle part.
Dormir au chaud en altitude
Même en plein été, une nuit claire à 1 800 ou 2 000 mètres descend souvent vers 5 °C, parfois moins près d'un lac ou d'un col. L'erreur classique est de partir avec le sac de couchage du camping de plaine et de passer la nuit recroquevillé. Choisissez le sac sur sa température de confort, donnée selon la norme EN ISO 23537, et pas sur la température extrême, qui décrit une nuit de survie. Le matelas compte autant que le sac : le sol vole la chaleur toute la nuit, et c'est sa valeur R, son pouvoir isolant, qui dit s'il la retient. Dormez avec un bonnet et des chaussettes sèches, gardez la doudoune à portée de main, et montez la tente à l'abri du vent, jamais au fond d'un creux où l'air froid s'accumule. Faites une nuit d'essai dans le jardin ou au balcon avant le départ.
Eau et cuisine : légères mais fiables
Un marcheur boit facilement deux à trois litres par jour en été, sans compter la cuisine. Personne ne porte l'eau de plusieurs jours : on la prend en route, et une eau claire de torrent peut contenir des bactéries ou des parasites, surtout près des pâturages. Un filtre à presser vissé sur une gourde souple règle la question en quelques secondes ; il ne retient pas les virus ni les produits chimiques, d'où l'intérêt de puiser en amont des villages et des troupeaux. Pour la cuisine, un réchaud à cartouche, une popote d'un litre et une cuillère longue suffisent à réhydrater des repas lyophilisés ou à cuire des pâtes. Une cartouche de 230 g couvre en général quelques jours pour une personne selon l'usage, l'altitude et le vent ; renseignez-vous sur les refuges ou villages où en racheter. N'allumez jamais le réchaud dans la tente fermée, et respectez les interdictions de feu en période sèche.
Des chaussures rodées et des pieds soignés
Des chaussures neuves au départ d'un trek, c'est la garantie d'ampoules dès le deuxième jour, quand il n'y a plus de retour possible. Achetez-les plusieurs semaines avant et faites-leur quelques randonnées à la journée, avec le sac chargé et les chaussettes du trek. Une chaussure mi-montante à semelle crantée convient à la plupart des sentiers balisés ; les modèles en cuir à tige haute, plus lourds et plus longs à faire, se justifient avec un sac très chargé ou hors sentier. Le soir, aérez les pieds, séchez les chaussettes et changez de paire le matin. Posez un pansement hydrocolloïde dès que la peau chauffe, avant que la cloque se forme : c'est ce réflexe qui permet de finir l'étape. La trousse de soins, elle, doit être réellement garnie et vérifiée, pas oubliée au fond du sac depuis l'été précédent.
Bivouac et camping sauvage : les règles à vérifier
Le bivouac, une tente montée le soir et démontée le matin, n'est pas le camping sauvage, et les règles changent d'un endroit à l'autre. Il est souvent toléré en montagne, mais des arrêtés municipaux ou préfectoraux peuvent l'interdire, et les parcs nationaux ou les réserves naturelles l'encadrent strictement, avec des horaires, des distances à respecter ou des zones dédiées. Sur le GR20, par exemple, il n'est en principe autorisé qu'aux abords des refuges, sur les aires prévues. Renseignez-vous auprès de l'office de tourisme, du parc ou du gardien de refuge pour chaque étape. Dans tous les cas : pas de feu, rien laissé derrière soi, déchets redescendus, besoins enterrés loin des sources et des sentiers. Donnez aussi votre itinéraire à un proche et consultez la météo de montagne chaque matin.